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  1. A MA MÈRE
  2. PROLOGUE
  3. EN MER
  4. I
  5. II
  6. III
  7. IV
  8. V
  9. VI
  10. VII
  11. VIII
  12. IX
  13. PREMIÈRE PARTIE
  14. LE CHARRETIER
  15. I
  16. II
  17. III
  18. DEUXIÈME PARTIE
  19. L'ÉVASION
  20. I
  21. II
  22. III
  23. IV
  24. V
  25. VI
  26. VII
  27. VIII
  28. IX
  29. X
  30. XI
  31. XII
  32. XIII
  33. XIV
  34. IV
  35. XVI
  36. XVII
  37. XVIII
  38. XIX
  39. XX
  40. XXI
  41. XXII
  42. XXIII
  43. XXIV
  44. XXV
  45. TROISIÈME PARTIE
  46. ANGÈLE ET ALPHONSE
  47. I
  48. II
  49. III
  50. IV
  51. V
  52. VI
  53. VII
  54. VIII
  55. IX
  56. X
  57. XI
  58. XII
  59. XIII
  60. XIV
  61. QUATRIÈME PARTIE
  62. LA SORCIÈRE
  63. I
  64. II
  65. III
  66. IV
  67. V
  68. VI
  69. VII
  70. VIII
  71. IX
  72. X
  73. XI
  74. XII
  75. CINQUIÈME PARTIE
  76. JALOUSIE CONTRE AMOUR
  77. I
  78. II
  79. III
  80. IV
  81. V
  82. VI
  83. VII
  84. VIII
  85. IX
  86. X
  87. XI
  88. XII
  89. XIII
  90. XIV
  91. XV
  92. SIXIÈME PARTIE
  93. UNE HISTOIRE SANGLANTE
  94. I
  95. II
  96. III
  97. IV
  98. V
  99. VI
  100. VII
  101. VIII
  102. IX
  103. X
  104. XI
  105. XII
  106. XIII
  107. XIV
  108. XV
  109. XVI
  110. XVII
  111. XVIII
  112. XIX
  113. XX
  114. XXI
  115. XXII
  116. SEPTIÈME PARTIE
  117. DEUX AMANTS
  118. I
  119. ALPHONSE A ANGÈLE
  120. »ALPHONSE MAIGRET.
  121. II
  122. III
  123. IV
  124. V
  125. BÂTARDE!
  126. VI
  127. VII
  128. VIII
  129. IX
  130. X
  131. XI
  132. »ANGÈLE.»
  133. XII
  134. XIII
  135. XV
  136. XVI
  137. »ALPHONSE.
  138. XVII
  139. XVIII
  140. XIX
  141. XX
  142. XXI
  143. ÉPILOGUE
  144. TABLE
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La fille du pirate

H. Emile Chevalier

kostenlos · 50.227 Wörter · Hörbuch (6 Std. 43 Min.), gelesen von Nadine Eckert-Boulet für LibriVox

Text von Project Gutenberg

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A MA MÈRE

PROLOGUE

EN MER

I

—Range à carguer la grand'voile!

A peine ce commandement fut-il transmis par le porte-voix du capitaine et répété par le sifflet du maître de manoeuvres, que cinq matelots s'élancèrent sur les échelles de corde. Mais au même moment, une rafale épouvantable enveloppa le brick comme dans une trombe, et deux fois successives le courba tribord à bâbord, au point que les vagues bondirent par-dessus ses lisses.

—Amenez les huniers sur le pont! cria le capitaine François d'une voix de stentor.

L'ordre se perdit dans le fracas de la tempête, et il n'était pas articulé qu'une seconde colonne d'air fondit sur le navire avec la rapidité de la foudre, brisa le perroquet du grand mât, les cacatois du mât de misaine et emporta les toiles qui restaient dehors.

Un mousse, cramponné à l'extrémité d'une vergue, où il s'efforçait de fixer la voile avec les rabans de ferlage, fut enlevé par le tourbillon et tomba à la mer.

Cet accident passa inaperçu au milieu de l'anxiété générale.

Le vaisseau penchait affreusement sur le côté et menaçait de s'engloutir.

—A la barre! tonna le porte-voix.

Le chef de timonerie y était déjà.

—Elle ne gouverne plus, capitaine! s'écria-t-il sourdement.

—Bas le grand mât!

Cinq minutes après, l'arbre, sapé à sa base, s'abattait avec un horrible craquement.

Déjà, le brick se relevait, lorsqu'un autre coup de vent faillit le submerger de nouveau.

La position était désespérée. Il n'y avait plus à hésiter. Le commandant le comprit. Assis à son banc de quart, il avait surveillé avec un sang-froid merveilleux les progrès de l'ouragan, et quand il vit qu'il ne lui restait qu'un moyen de sauver son vaisseau, il n'hésita pas à l'employer.

—Rasez tout! s'écria-t-il.

Puis, le bruit cadencé des haches frappant à coups redoublés le pied des deux derniers mâts se joignit aux mugissements des éléments en furie, et bientôt le navire flotta au gré des flots.

Cependant la tempête se calma peu à peu: on renaissait à l'espérance, lorsque, tout à coup, un calier parut sur le pont.

—Nous faisons eau! dit-il au capitaine qui se tenait sur le gaillard d'arrière, debout, immobile, les bras croisés sur la poitrine.

—Gréez les pompes! ordonna l'autre, sans qu'un muscle de sa face bougeât.—Où est la voie? demanda-t-il ensuite au calier.

—Dans la soute aux biscuits. Trois pieds de bordage en dérive.

—Tout le monde aux pompes!

Chacun s'empressa d'obéir; et au bout d'une heure les pompes commencèrent à franchir. Alors les calfats descendirent dans la cale et parvinrent à réparer les principales avaries.

Mais la nuit était arrivée, et il fallut remettre au lendemain le soin de s'orienter.

II

Le brick qui venait, grâce à l'habileté de son capitaine, d'échapper à cette épouvantable tourmente, s'appelait l'Alcyon. Parti de Marseille avec un chargement de vins pour la Louisiane, il avait été chassé de sa route par des vents contraires et poussé sur les côtes de la Nouvelle-Écosse.

Il portait une vingtaine de passagers seulement à son bord.

L'un de ces passagers, jeune homme de vingt-cinq à vingt-huit ans, était fils de l'armateur à qui appartenait l'Alcyon. Son père l'envoyait à la Nouvelle-Orléans pour y établir un comptoir. C'était le dernier enfant de quatre qu'avait eus l'armateur. Deux étaient morts à la fleur de l'âge, un autre, l'aîné, avait disparu dans son adolescence, et jamais depuis on n'en avait eu de nouvelles. On supposait généralement qu'il s'était noyé.

III

Pendant la tempête, Charles, sur l'ordre du capitaine, était resté dans la grande cabine; mais quand le danger eut cessé, il monta sur le pont où il demeura le reste de la nuit en conférence avec les officiers.

Le lendemain matin, une voile parut à l'horizon. Cette vue ranima le courage défaillant des malheureux naufragés.

Aussitôt on cessa de travailler à un radeau,—dont on avait entrepris la construction avec des espars et des vergues de rechanges,—pour établir des signaux.

Ils ne furent que trop bien distingués.

Une heure s'était à peine écoulée quand un navire silla dans les eaux de l'Alcyon.

C'était une longue corvette, noire comme de l'encre, couronnée d'une bande rouge sanglant.

Nul pavillon ne flottait à sa drisse. Mais des flammes noires ornaient ses cacatois.

Le capitaine de l'Alcyon, qui cherchait à reconnaître la corvette, à l'aide de sa longue-vue, fronça soudain les sourcils et frappa du pied.

—Qu'y a-t-il donc, monsieur? demanda Charles attribuant ces mouvements à la mauvaise humeur.

—Rien de bon! rien de bon!—Lieutenant!

Un officier s'approcha.

—Voyez! dit le capitaine en passant la lunette à son second.

Dès que celui-ci eut regardé il pâlit.

—Le Corbeau! murmura-t-il.

—Le Corbeau! répétèrent, en se signant, des matelots qui se trouvaient près du lieutenant.

—Mais qu'est-ce que cela signifie! dit Charles, frappé de la stupeur qui se peignait sur le visage des assistants.

—C'est le Corbeau!

—Mais encore, capitaine…

—Allons, il faut nous préparer à mourir. Avoir traversé le grain pour tomber sous la griffe du Corbeau, mille sabords!

—Mais, persista le fils de l'armateur, expliquez-moi au moins de quoi il s'agit.

—Il s'agit, monsieur, répliqua le vieux marin, de faire vos dispositions testamentaires. Tenez, voici le Corbeau qui croasse; comprenez-vous!

Comme le capitaine prononçait ces mots, un éclair illumina les ondes de l'Atlantique, puis une détonation se fit entendre et deux boulets ramés balayèrent le pont de l'Alcyon.

—C'est un corsaire! s'écria Charles avec impétuosité, il faut nous battre. Nous avons des armes et des munitions…

Le capitaine haussa les épaules.

—Une embarcation à la mer! ordonna-t-il.

Quand le canot eut été mis à flots, le commandant y descendit, accompagné de quatre vigoureux rameurs.

—Mais qu'est-ce que cela signifie? répétait Charles étonné d'un incident aussi extraordinaire.

—Cela signifie, monsieur, que dans une heure nous servirons probablement de pâture aux requins, lui répliqua le troisième.

—Pourquoi ne pas nous défendre?

—Se défendre contre le Corbeau! examinez un peu cette mâchoire!

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La fille du pirate von H. Emile Chevalier. Der Text ist in den USA gemeinfrei, digitalisiert von den Freiwilligen von Project Gutenberg. Wir liefern ihn aus unserer eigenen Kopie aus.

Gesprochen von Nadine Eckert-Boulet für LibriVox, ebenfalls gemeinfrei.

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