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  1. L'ART
  2. DE
  3. PAYER SES DETTES
  4. ET
  5. DE SATISFAIRE SES CRÉANCIERS,
  6. SANS DÉBOURSER UN SOU.
  7. L'ART
  8. DE
  9. PAYER SES DETTES
  10. ET
  11. DE SATISFAIRE SES CRÉANCIERS,
  12. SANS DÉBOURSER UN SOU;
  13. ENSEIGNÉ
  14. EN DIX LEÇONS.
  15. OU
  16. A L'USAGE DES GENS RUINÉS, DES SOLLICITEURS, DES SURNUMÉRAIRES,
  17. DES EMPLOYÉS RÉFORMÉS ET DE TOUS LES CONSOMMATEURS SANS ARGENT.
  18. Par FEU MON ONCLE,
  19. PRÉCÉDÉ D'UNE NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR L'AUTEUR ET ORNÉ
  20. DE SON PORTRAIT.
  21. LE TOUT PUBLIÉ
  22. PAR SON NEVEU,
  23. AUTEUR DE L'ART DE METTRE SA CRAVATE.
  24. TABLE DES MATIÈRES
  25. AVANT-PROPOS
  26. NOTICE BIOGRAPHIQUE
  27. APHORISMES,
  28. PREMIÈRE LEÇON.
  29. DEUXIÈME LEÇON.
  30. TROISIÈME LEÇON.
  31. QUATRIÈME LEÇON.
  32. CINQUIÈME LEÇON.
  33. SIXIÈME LEÇON.
  34. SEPTIÈME LEÇON.
  35. HUITIÈME LEÇON.
  36. NEUVIÈME LEÇON.
  37. DIXIÈME ET DERNIÈRE LEÇON.
  38. CONCLUSION.
  39. FIN.
  40. TABLE
  41. FIN DE LA TABLE
  42. NOTES:
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L'art de payer ses dettes et de satisfaire ses créanciers sans débourser un sou

Emile Marco de Saint-Hilaire

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Les numéros des pages blanches n'ont pas été repris dans ce livre électronique.
La Table des Matières simplifiée au début de ce livre a été ajoutée.

L'ART

DE

PAYER SES DETTES

ET

DE SATISFAIRE SES CRÉANCIERS,

SANS DÉBOURSER UN SOU.

IMPRIMERIE DE H. BALZAC,
RUE DES MARAIS S.-G., N 17.

L'ART

DE

PAYER SES DETTES

ET

DE SATISFAIRE SES CRÉANCIERS,

SANS DÉBOURSER UN SOU;

ENSEIGNÉ

EN DIX LEÇONS.

OU

Manuel du Droit Commercial,

A L'USAGE DES GENS RUINÉS, DES SOLLICITEURS, DES SURNUMÉRAIRES,
DES EMPLOYÉS RÉFORMÉS ET DE TOUS LES CONSOMMATEURS SANS ARGENT.

Par FEU MON ONCLE,

Professeur Émérite.

PRÉCÉDÉ D'UNE NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR L'AUTEUR ET ORNÉ
DE SON PORTRAIT.

LE TOUT PUBLIÉ

PAR SON NEVEU,

AUTEUR DE L'ART DE METTRE SA CRAVATE.

«Plus on doit, plus on a de crédit.»
Pens. inéd. du Professeur.

A Paris,

A LA LIBRAIRIE UNIVERSELLE,

RUE VIVIENNE, N. 2 BIS, AU COIN DU PASSAGE COLBERT.


1827.

TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS
NOTICE BIOGRAPHIQUE DE MON ONCLE
APHORISMES,
PREMIÈRE LEÇON.
DEUXIÈME LEÇON.
TROISIÈME LEÇON.
QUATRIÈME LEÇON.
CINQUIÈME LEÇON.
SIXIÈME LEÇON.
SEPTIÈME LEÇON.
HUITIÈME LEÇON.
NEUVIÈME LEÇON.
DIXIÈME ET DERNIÈRE LEÇON.
CONCLUSION.
TABLE

AVANT-PROPOS

De l'Éditeur.

L'auteur de l'Art de mettre sa cravate lance dans le monde un ouvrage qui, bien qu'il ne soit pas de lui, va trouver bien des détracteurs, et lui attirer peut-être bien des persécutions. Comment! vont s'écrier une foule d'esprits étroits, ce baron de l'Empésé prétend ériger en science l'art affreux de donner à un créancier honnête de belles paroles pour de l'argent comptant? Mais c'est une infamie, une abomination! Il faut pendre un homme comme celui-là!...

Déjà d'inquiètes clameurs s'échappent des comptoirs de tous les négocians, fabricans, marchands et débitans; car il y en a quelques-uns qui ne voient pas plus loin que leur patente, et quelques autres dont la philosophie n'a guère plus de longueur que le parquet de leur établissement.

A la seule annonce de ce livre la peur va gagner le propriétaire, le restaurateur, le limonadier, le tailleur, la lingère, le bottier, le chapelier, le bonnetier, le marchand de vin, le boulanger, le boucher, l'épicier, etc., etc., et jusqu'au libraire même; tous les petits mémoires qui dormaient d'un profond sommeil vont aller éveiller en sursaut le modeste employé, l'inutile fashionable, l'artisan laborieux et l'égoïste rentier.

C'est un malheur; mais comme l'ont dit de grands écrivains du XIXe siècle: Le foyer des lumières s'étend de jour en jour[1].... Le genre humain est en marche[2].... La nation française ne peut rétrograder[3]... Les uns ont trop, les autres n'ont pas assez[4], etc., etc. Mettez-vous bien dans la tête que tant que l'on ne raisonnera que sur des spécialités pareilles, bêtises; il faut embrasser les grands intérêts sociaux et raisonner sur les généralités: le reste marchera tout seul, et ceci ne sera un contre-sens que pour l'épicier!... Mais qu'est-ce qu'un individu en comparaison de la masse?

Il est reconnu qu'il existe en France, et principalement à Paris, une quantité innombrable d'individus à qui la société ne doit rien, parce qu'ils ne font rien pour elle, et qui ne s'imaginent pas moins avoir le droit de frapper des réquisitions de toute nature, par cette seule raison que «il est évident que les uns ont trop et que les autres n'ont pas assez[5].»

Or, quels sont les individus dont je veux parler? des hommes qui se classent bénévolement dans la catégorie des autres, en n'ayant pour toute industrie que celle d'exploiter, pour ainsi dire de force, la catégorie dont se composent les uns. Je dois donc prévenir le lecteur que cet ouvrage n'a été écrit ni pour eux, ni pour

«Un tas d'hommes perdus de dettes et de crimes,
Que pressent de nos lois les ordres légitimes,
Et qui, désespérant de les plus éviter,
Si tout n'est renversé, ne sauraient subsister.»

En un mot, pour ces êtres paresseux, improductifs et déhontés qui, pour la plupart gens de sac et de cordes, ne méritent que le mépris et l'abandon, allant partout étaler aux yeux d'un public généreux brevet d'incapacité, et ne se bornent qu'au triste rôle de consommateur à charge!....

Je le répète, ce n'est pas pour cette engence que cet ouvrage a été publié, mais bien pour cette classe d'infortunés, déshérités de leur part de la fortune nationale par une force majeure et indépendante de leur volonté; individus estimables sous tous les rapports, possédant toutes les qualités physiques et morales, tous les talens qui font le charme de la société, hommes éminemment producteurs, en un mot, hommes industriels, mais qui n'ayant pas une obole de revenu annuel, sont bien forcés de faire des dettes pour vivre honorablement. Hommes rangés et ayant des principes, ils n'en veulent pas moins satisfaire leurs créanciers d'une manière ou d'une autre, et pour cela ils sont obligés d'avoir recours à des moyens inventifs, à des efforts d'imagination qui laissent bien loin derrière eux les travaux, les découvertes et les opérations de toutes les classes réunies de l'Institut de France...

O vous! producteurs et consommateurs de toutes classes sans argent; vous qui aviez une place et qui n'en avez plus; vous qui en cherchez une et qui ne l'obtiendrez pas; vous qui en avez une qui n'en est pas une; vous qui écrivez dans les journaux libéraux; vous qui faites des brochures politiques et des petits livres in-32; vous qui commencez des maisons sans savoir comment vous les finirez; vous qui faites les beaux bras et des dettes à Paris, vous enfin qui faites tout comme a fait l'auteur de cet ouvrage, que de titres ne réunissez-vous pas pour qu'il vous offre le fruit de ses veilles et de ses méditations!

Par le temps qui court je vous vois exposé à aller à Sainte-Pélagie passer un, deux, trois et quatre termes, ou mieux encore, faire un bail de cinq ans!....... Ayez donc constamment sur vous ce petit Manuel du Droit commercial; avec un tel guide vous pourrez narguer les mandats d'arrêts, les mandats de dépôts, les mandats d'amener, les mandats que vous aurez souscrits au profit d'un tiers porteur, etc., etc., etc., voyager hardiment, tout seul et à la barbe des créanciers, dans les nombreux et brillans passages dont la capitale abonde.

Tandis que vous êtes encore libres, achetez l'ouvrage de l'oncle de M. le baron de l'Empésé, lisez-le, méditez-le, raisonnez-le, apprenez-le par cœur, afin de perfectionner votre éducation, si déjà elle est achevée: la pratique est jointe à la théorie.

L'Éditeur.

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danke fürs Lesen

L'art de payer ses dettes et de satisfaire ses créanciers sans débourser un sou von Emile Marco de Saint-Hilaire. Der Text ist in den USA gemeinfrei, digitalisiert von den Freiwilligen von Project Gutenberg. Wir liefern ihn aus unserer eigenen Kopie aus.

tale.fyi