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  1. (1842—1843)
  2. Table des matières
  3. PREMIÈRE PARTIE.
  4. DEUXIÈME PARTIE.
  5. PREMIÈRE PARTIE
  6. I
  7. Le tapis-franc..
  8. II
  9. L'ogresse.
  10. III
  11. Histoire de la Goualeuse.
  12. IV
  13. Histoire du Chourineur.
  14. V
  15. L'arrestation.
  16. VI
  17. Thomas Seyton et la comtesse Sarah.
  18. VII
  19. La bourse ou la vie.
  20. VIII
  21. Promenade.
  22. IX
  23. La surprise.
  24. X
  25. La ferme.
  26. XI
  27. Les souhaits.
  28. XII
  29. La ferme.
  30. XIII
  31. Murph et Rodolphe.
  32. XIV
  33. Les adieux.
  34. XV
  35. Le rendez-vous.
  36. XVI
  37. Préparatifs.
  38. XVII
  39. Le Cœur-Saignant.
  40. XVIII
  41. Le caveau.
  42. XIX
  43. Le garde-malade.
  44. XX
  45. Récit du Chourineur.
  46. XXI
  47. La punition.
  48. Fin de la première partie
  49. DEUXIÈME PARTIE
  50. I
  51. L'Île-Adam.
  52. II
  53. Récompense.
  54. III
  55. Le départ.
  56. IV
  57. Recherches.
  58. V
  59. Renseignements sur François Germain.
  60. VI
  61. Le marquis d'Harville.
  62. VII
  63. Histoire de David et de Cecily.
  64. VIII
  65. Une maison de la rue du Temple.
  66. IX
  67. Les trois étages.
  68. X
  69. Monsieur Pipelet.
  70. XI
  71. Les quatre étages.
  72. XII
  73. Tom et Sarah.
  74. XIII
  75. Sir Walter Murph et l'abbé Polidori.
  76. XIV
  77. Un premier amour.
  78. XV
  79. Le bal.
  80. XVI
  81. Le jardin d'hiver.
  82. XVII
  83. Le rendez-vous.
  84. XVIII
  85. Tu viens bien tard, mon ange!
  86. XIX
  87. Les rendez-vous.
  88. XX
  89. Un ange.
  90. XXI
  91. Idylle.
  92. XXII
  93. Inquiétudes.
  94. Fin de la deuxième partie
  95. NOTES:
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Les mystères de Paris, Tome I

Eugène Sue

kostenlos · 113.891 Wörter · Hörbuch (12 Std. 38 Min.), gelesen von Nadine Eckert-Boulet für LibriVox

Text von Project Gutenberg

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(1842—1843)


Table des matières

PREMIÈRE PARTIE.

I— Le tapis-franc.
II— L'ogresse.
III— Histoire de la Goualeuse.
IV— Histoire du Chourineur.
V— L'arrestation.
VI— Thomas Seyton et la comtesse Sarah.
VII— La bourse ou la vie.
VIII— Promenade.
IX— La surprise.
X— La ferme.
XI— Les souhaits.
XII— La ferme.
XIII— Murph et Rodolphe.
XIV— Les adieux.
XV— Le rendez-vous.
XVI— Préparatifs.
XVII— Le Cœur-Saignant
XVIII— Le caveau.
XIX— Le garde-malade.
XX— Récit du Chourineur.
XXI— La punition.

DEUXIÈME PARTIE.

I— L'Île-Adam.
II— Récompense.
III— Le départ
IV— Recherches.
V— Renseignements sur François Germain.
VI— Le marquis d'Harville.
VII— Histoire de David et de Cecily.
VIII— Une maison de la rue du Temple.
IX— Les trois étages.
X— Monsieur Pipelet
XI— Les quatre étages.
XII— Tom et Sarah.
XIII— Sir Walter Murph et l'abbé Polidori
XIV— Un premier amour.
XV— Le bal.
XVI— Le jardin d'hiver.
XVII— Le rendez-vous.
XVIII— Tu viens bien tard, mon ange!
XIX— Les rendez-vous.
XX— Un ange.
XXI— Idylle.
XXII— Inquiétudes.

PREMIÈRE PARTIE


I

Le tapis-franc..

Un tapis-franc, en argot de vol et de meurtre, signifie un estaminet ou un cabaret du plus bas étage.

Un repris de justice, qui, dans cette langue immonde, s'appelle un ogre, ou une femme de même dégradation, qui s'appelle une ogresse, tiennent ordinairement ces tavernes, hantées par le rebut de la population parisienne; forçats libérés, escrocs, voleurs, assassins y abondent.

Un crime a-t-il été commis, la police jette, si cela se peut dire, son filet dans cette fange; presque toujours elle y prend les coupables.

Ce début annonce au lecteur qu'il doit assister à de sinistres scènes; s'il y consent, il pénétrera dans des régions horribles, inconnues; des types hideux, effrayants, fourmilleront dans ces cloaques impurs comme les reptiles dans les marais.

Tout le monde a lu les admirables pages dans lesquelles Cooper, le Walter Scott américain, a tracé les mœurs féroces des sauvages, leur langue pittoresque, poétique, les mille ruses à l'aide desquelles ils fuient ou poursuivent leurs ennemis.

On a frémi pour les colons et pour les habitants des villes, en songeant que si près d'eux vivaient et rôdaient ces tribus barbares, que leurs habitudes sanguinaires rejetaient si loin de la civilisation.

Nous allons essayer de mettre sous les yeux du lecteur quelques épisodes de la vie d'autres barbares aussi en dehors de la civilisation que les sauvages peuplades si bien peintes par Cooper.

Seulement les barbares dont nous parlons sont au milieu de nous; nous pouvons les coudoyer en nous aventurant dans les repaires où ils vivent, où ils se rassemblent pour concerter le meurtre, le vol, pour se partager enfin les dépouilles de leurs victimes.

Ces hommes ont des mœurs à eux, des femmes à eux, un langage à eux, langage mystérieux, rempli d'images funestes, de métaphores dégouttantes de sang.

Comme les sauvages, enfin, ces gens s'appellent généralement entre eux par des surnoms empruntés à leur énergie, à leur cruauté, à certains avantages ou à certaines difformités physiques.

Nous abordons avec une double défiance quelques-unes des scènes de ce récit.

Nous craignons d'abord qu'on ne nous accuse de rechercher des épisodes repoussants, et, une fois même cette licence admise, qu'on ne nous trouve au-dessous de la tâche qu'impose la reproduction fidèle, vigoureuse, hardie, de ces mœurs excentriques.

En écrivant ces passages dont nous sommes presque effrayé, nous n'avons pu échapper à une sorte de serrement de cœur... nous n'oserions dire de douloureuse anxiété... de peur de prétention ridicule.

En songeant que peut-être nos lecteurs éprouveraient le même ressentiment, nous nous sommes demandé s'il fallait nous arrêter ou persévérer dans la voie où nous nous engagions, si de pareils tableaux devaient être mis sous les yeux du lecteur.

Nous sommes presque resté dans le doute; sans l'impérieuse exigence de la narration, nous regretterions d'avoir placé en si horrible lieu l'explosion du récit qu'on va lire. Pourtant nous comptons un peu sur l'espèce de curiosité craintive qu'excitent quelquefois les spectacles terribles.

Et puis encore nous croyons à la puissance des contrastes.

Sous ce point de vue de l'art, il est peut-être bon de reproduire certains caractères, certaines existences, certaines figures, dont les couleurs sombre, énergiques, peut-être même crues, serviront de repoussoir, d'opposition à des scènes d'un tout autre genre.

Le lecteur, prévenu de l'excursion que nous lui proposons d'entreprendre parmi les naturels de cette race infernale qui peuple les prisons, les bagnes, et dont le sang rougit les échafauds... le lecteur voudra peut-être bien nous suivre. Sans doute cette investigation sera nouvelle pour lui; hâtons-nous de l'avertir d'abord que, s'il pose d'abord le pied sur le dernier échelon de l'échelle sociale, à mesure que le récit marchera, l'atmosphère s'épurera de plus en plus.

Le 13 décembre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d'une taille athlétique, vêtu d'une mauvaise blouse, traversa le pont au Change et s'enfonça dans la Cité, dédale de rues obscures, étroites, tortueuses, qui s'étend depuis le Palais de Justice jusqu'à Notre-Dame.

Le quartier du Palais de Justice, très-circonscrit, très-surveillé, sert pourtant d'asile ou de rendez-vous aux malfaiteurs de Paris. N'est-il pas étrange, ou plutôt fatal, qu'une irrésistible attraction fasse toujours graviter ces criminels autour du formidable tribunal qui les condamne à la prison, au bagne, à l'échafaud!

Cette nuit-là, donc, le vent s'engouffrait violemment dans les espèces de ruelles de ce lugubre quartier; la lueur blafarde, vacillante, des réverbères agités par la bise, se reflétait dans le ruisseau d'eau noirâtre qui coulait au milieu des pavés fangeux.

Les maisons, couleur de boue, étaient percées de quelques rares fenêtres aux châssis vermoulus et presque sans carreaux. De noires, d'infectes allées conduisaient à des escaliers plus noirs, plus infects encore, et si perpendiculaires, que l'on pouvait à peine les gravir à l'aide d'une corde à puits fixée aux murailles humides par des crampons de fer.

Le rez-de-chaussée de quelques-unes de ces maisons était occupé par des étalages de charbonniers, de tripiers ou de revendeurs de mauvaises viandes.

Malgré le peu de valeur de ces denrées, la devanture de presque toutes ces misérables boutiques était grillagée de fer, tant les marchands redoutaient les audacieux voleurs de ce quartier.

L'homme dont nous parlons, en entrant dans la rue aux Fèves, située au centre de la Cité, ralentit beaucoup sa marche: il se sentait sur son terrain.

La nuit était profonde, l'eau tombait à torrents, de fortes rafales de vent et de pluie fouettaient les murailles.

Dix heures sonnaient dans le lointain à l'horloge du Palais de Justice.

Des femmes embusquées sous des porches voûtés, obscurs, profonds comme des cavernes, chantaient à demi-voix quelques refrains populaires.

Une de ces créatures était sans doute connue de l'homme dont nous parlons; car, s'arrêtant brusquement devant elle, il la saisit par le bras.

—Bonsoir, Chourineur[1].

Cet homme, repris de justice, avait été ainsi surnommé au bagne.

—C'est toi, la Goualeuse[2], dit l'homme en blouse; tu vas me payer l'eau d'aff[3], ou je te fais danser sans violons!

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—

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Les mystères de Paris, Tome I von Eugène Sue. Der Text ist in den USA gemeinfrei, digitalisiert von den Freiwilligen von Project Gutenberg. Wir liefern ihn aus unserer eigenen Kopie aus.

Gesprochen von Nadine Eckert-Boulet für LibriVox, ebenfalls gemeinfrei.

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