tale.fyi

Inhalt▾
Inhalt
  1. 1886
  2. AVIS AU LECTEUR
  3. L'ÈVE FUTURE
  4. LIVRE PREMIER
  5. M. EDISON
  6. I
  7. Menlo Park
  8. II
  9. Phonograph's papa
  10. III
  11. Les Lamentations d'Edison.
  12. IV
  13. Sowana
  14. V
  15. Résumé du soliloque
  16. VI
  17. Des bruits mystérieux
  18. VII
  19. Une dépêche!
  20. VIII
  21. Le songeur touche un objet de songe
  22. IX.
  23. Rétrospectivité.
  24. X
  25. Photographies de l'Histoire du monde.
  26. XI
  27. Lord Ewald
  28. XII
  29. Alicia
  30. XIII
  31. Ombre
  32. XIV
  33. Comme quoi le fond change avec la forme
  34. XV
  35. Analyse
  36. XVI.
  37. Hypothèse
  38. XVII
  39. Dissection
  40. XVIII
  41. Confrontation
  42. XIX
  43. Remontrances
  44. LIVRE DEUXIÈME
  45. LE PACTE
  46. I
  47. Magie blanche
  48. II
  49. Mesures de sûreté
  50. III
  51. Apparition
  52. IV
  53. Préliminaires d'un prodige
  54. V.
  55. Stupeur
  56. VI
  57. Excelsior!
  58. VII
  59. Hurrah! Les savants vont vite!
  60. VIII
  61. Temps d'arrêt
  62. IX
  63. Plaisanteries ambigües
  64. X
  65. Così fan tutte
  66. XI
  67. Propos chevaleresques
  68. XII
  69. Voyageurs pour l'Idéal:--bifurcation!
  70. LIVRE TROISIÈME
  71. L'EDEN SOUS TERRE
  72. I
  73. Facilis descensus Averni
  74. II
  75. Enchantements
  76. III
  77. Chant des oiseaux
  78. IV
  79. Dieu
  80. V
  81. Électricité
  82. LIVRE QUATRIÈME
  83. LE SECRET
  84. I
  85. Miss Evelyn Habal
  86. II
  87. Côtés sérieux des caprices
  88. III
  89. L'ombre de l'upa.
  90. IV
  91. Danse macabre
  92. V
  93. Exhumation
  94. VI
  95. Honni soit qui mal y pense!
  96. VII
  97. Eblouissement
  98. LIVRE CINQUIÈME
  99. HADALY
  100. I
  101. Première apparition de la Machine dans l'Humanité.
  102. II
  103. Rien de nouveau sous le soleil
  104. III
  105. La Démarche.
  106. IV
  107. L'éternel Féminin.
  108. V
  109. L'Equilibre
  110. VI
  111. Saisissement
  112. VII
  113. Nigra sum, sed formosa
  114. VIII
  115. La Carnation
  116. IX
  117. La bouche de rose et les dents de perle
  118. X
  119. Effluves corporels
  120. XI
  121. Uranie
  122. XII
  123. Les Yeux de l'esprit
  124. XIII
  125. Les Yeux physiques
  126. XIV
  127. La Chevelure
  128. XV
  129. L'Épiderme
  130. XVI.
  131. L'Heure sonne
  132. LIVRE SIXIEME
  133. ... ET L'OMBRE FUT!
  134. I.
  135. On soupe chez le magicien
  136. II.
  137. Suggestion
  138. III
  139. Importunités de la Gloire
  140. IV
  141. Par un soir d'éclipse
  142. V
  143. L'Androsphynge
  144. VI
  145. Figures dans la nuit
  146. VII
  147. Luttes avec l'Ange
  148. VIII
  149. L'Auxiliatrice
  150. IX
  151. Révolte
  152. X
  153. Incantation
  154. XI.
  155. Idylle nocturne
  156. XII.
  157. Penseroso
  158. XIII
  159. Explications rapides
  160. XIV
  161. L'adieu
  162. XV
  163. Fatum
  164. TABLE
Deutsch ▾

L'Ève future

comte de Auguste Villiers de L'Isle-Adam

kostenlos · 84.081 Wörter · Hörbuch (10 Std. 40 Min.), gelesen von Isad für LibriVox

Text von Project Gutenberg

scroll mal ↓weiter ↓

(von vorn beginnen)

Transitoriis quære æterna



PARIS
M. DE BRUNHOFF, ÉDITEUR
ANCIENNE MAISON MONNIER, DE BRUNHOFF, ET Cie
16, rue des Vosges, 16

1886

Tous droits réservés



AVIS AU LECTEUR

Il me paraît de toute convenance de prévenir une confusion possible relativement au principal héros de ce livre.

Chacun sait aujourd'hui qu'un très illustre inventeur américain, M. Edison, a découvert, depuis une quinzaine d'années, une quantité de choses aussi étranges qu'ingénieuses;--entre autres le Téléphone, le Phonographe, le Microphone--et ces admirables lampes électriques répandues sur la surface du globe;--sans parler d'une centaine d'autres merveilles.

En Amérique et en Europe une LÉGENDE s'est donc éveillée, dans l'imagination de la foule, autour de ce grand citoyen des États-Unis. C'est à qui le désignera sous de fantastiques surnoms--tels que le «MAGICIEN DU SIÈCLE, le SORCIER DE MENLO PARK, le PAPA DU PHONOGRAPHE», etc., etc. L'enthousiasme--des plus naturels--en son pays et ailleurs, lui a conféré une sorte d'apanage mystérieux, ou tout comme, en maints esprits.

Dès lors, le PERSONNAGE de cette légende,--même du vivant de l'homme qui a su l'inspirer,--n'appartient-il pas à la littérature humaine?--En d'autres termes, si le docteur Johannes Faust, se trouvant contemporain de Wolfgang Goethe, eût donné lieu à sa symbolique légende, le «Faust» n'eût-il pas été, quand même, licite?

--Donc, l'EDISON du présent ouvrage, son caractère, son habitation, son langage et ses théories sont--et devaient être--au moins passablement distincts de la réalité.

Il est, ainsi, bien établi que j'interprète une légende moderne au mieux de l'oeuvre d'Art-métaphysique dont j'ai conçu l'idée, qu'en un mot le héros de ce livre est, avant tout, le «Sorcier de Menlo Park,» etc.,--et non M. l'ingénieur Edison, notre contemporain.

Je n'ai pas d'autre réserve à notifier.

VILLIERS DE L'ISLE-ADAM.



         Aux rêveurs,                       Aux railleurs


L'ÈVE FUTURE


LIVRE PREMIER

M. EDISON


I

Menlo Park

--«Le jardin était taillé comme une belle femme
«Étendue et sommeillant voluptueusement
«Et fermant les paupières aux cieux ouverts:
«Les champs de l'azur du ciel étaient rassemblés correctement
«Dans un cercle orné des fleurs de la lumière;
«Les iris et les rondes étincelles de rosée
«Qui pendaient à leurs feuilles azurées, apparaissaient
«Comme des étoiles clignotantes qui pétillent dans le bleu du soir.»
                                                  GILES FLETCHER

A vingt-cinq lieues de New York, au centre d'un réseau de fils électriques, apparaît une habitation qu'entourent de profonds jardins solitaires. La façade regarde une riche pelouse traversée d'allées sablées qui conduit à une sorte de grand pavillon isolé. Au sud et à l'ouest, deux longues avenues de très vieux arbres projettent leurs ombrages supérieurs vers ce pavillon. C'est le n° 1 de la cité de Menlo Park.--Là demeure Thomas Alva Edison, l'homme qui a fait prisonnier l'écho.

Edison est un homme de quarante-deux ans. Sa physionomie rappelait, il y a quelques années, d'une manière frappante, celle d'un illustre Français, Gustave Doré. C'était presque le visage de l'artiste traduit en un visage de savant. Aptitudes congénères, applications différentes. Mystérieux jumeaux. A quel âge se ressemblèrent-ils tout à fait? jamais, peut-être. Leurs deux photographies d'alors, fondues au stéréoscope, éveillent cette impression intellectuelle que certaines effigies de races supérieures ne se réalisent pleinement que sous une monnaie de figures, éparses dans l'Humanité.

Quant au visage d'Edison, il offre, confronté avec d'anciennes estampes, une vivante reproduction de la médaille syracusaine d'Archimède.

Or, un soir de ces derniers automnes, vers cinq heures, le merveilleux inventeur de tant de prestiges, le magicien de l'oreille (qui, presque sourd lui-même, comme un Beethoven de la Science, a su se créer cet imperceptible instrument--grâce auquel, ajusté à l'orifice du tympan, les surdités, non seulement disparaissent, mais dévoilent, plus affiné encore, le sens de l'ouïe--), Edison, enfin, s'était retiré au plus profond de son laboratoire personnel, c'est-à-dire en ce pavillon séparé de son château.

Ce soir-là, l'ingénieur avait donné congé à ces cinq acolytes, ses chefs d'atelier,--ouvriers dévoués, érudits et habiles, qu'il rétribue en prince et dont le silence lui est acquis. Assis en son fauteuil américain, accoudé, seul, le havane aux lèvres--lui si peu fumeur, le tabac changeant en rêveries les projets virils,--l'oeil fixe et distrait, les jambes croisées, enveloppé de son ample vêtement, légendaire déjà, de soie noire aux glands violâtres, il paraissait perdu en une intense méditation.

A sa droite, une haute fenêtre, grande ouverte sur l'Occident, aérait le vaste pandémonium, laissant s'épandre sur tous les objets une brume d'or rouge.

Çà et là s'ébauchaient, encombrant les tables, des formes d'instruments de précision, des rouages aux mécanismes inconnus, des appareils électriques, des télescopes, des réflecteurs, des aimants énormes, des matras à tubulures, des flacons pleins de substances énigmatiques, des ardoises couvertes d'équations.

Au dehors, par delà l'horizon, le couchant, trouant de lueurs et de rayons d'adieu les lointains rideaux de feuillages sur les collines du New Jersey boisées d'érables et de sapins, illuminait, par instants, la pièce d'une tache de pourpre ou d'un éclair. Alors saignaient, de tous côtés, des angles métalliques, des facettes de cristaux, des rondeurs de piles.

Le vent fraîchissait. L'orage de la journée avait détrempé les herbes du parc--et aussi avait baigné les lourdes et capiteuses fleurs d'Asie épanouies dans leurs caisses vertes, sous la fenêtre. Des plantes séchées, suspendues aux poutres entre les poulies, dégageaient, galvanisées par la température, comme un souvenir de leur vie odorante d'autrefois, dans les forêts. Sous l'action subtile de cette atmosphère, la pensée, habituellement forte et vivace, du songeur--se détendait et se laissait insensiblement séduire par les attirances de la rêverie et du crépuscule.


II

Phonograph's papa

                  «C'est lui!... Ah! dis-je en ouvrant de grands
                  yeux dans l'obscurité: c'est l'Homme au sable!...»

                                       HOFFMANN, Contes nocturnes.

Bien que son visage aux tempes grisonnantes donne toujours l'idée d'un enfant éternel, Edison est un passant de l'école sceptique. Il n'invente, dit-il, que comme le blé pousse.

Froid et se rappelant des débuts amers, il a le sourire chèrement payé de ceux dont la seule présence dit au prochain: «--Deviens, je suis.»--Positif, il n'estime les théories les plus spécieuses qu'une fois dûment incarnées dans le fait. «Humanitaire», il tire plus de fierté de ses labeurs que de son génie. Sagace, toutefois, lorsqu'il se compare, il désespère d'être dupe. Sa manie favorite consiste à se croire un IGNORANT, par une sorte de fatuité légitime.

De là cette simplicité d'accueil et ce voile de franchise rude,--parfois, même, d'apparence familière,--dont il enveloppe la glace réelle de sa pensée. L'homme de génie avéré, qui eut l'honneur d'être pauvre, évalue toujours, d'un coup d'oeil, le passant qui lui parle. Il sait peser au carat les mobiles secrets de l'admiration, en nettifier la probité et la qualité, en déterminer le degré sincère, jusqu'à des approximations infinitésimales. Et le tout à l'éternel insu de l'interlocuteur.

Ayant prouvé de quel ingénieux bon sens il est doué, le grand électricien pense avoir conquis le droit de plaisanter, fût-ce vis-à-vis de lui-même, en ses privées méditations. Là, comme on aiguise un couteau sur une pierre, il affile son esprit scientifique sur de durs sarcasmes dont les étincelles pleuvent jusque sur ses propres découvertes. Bref, il feint de tirer sur ses troupes; mais ce n'est le plus souvent qu'à poudre et pour les aguerrir.

Donc, victime volontaire des charmes de cette pénétrante soirée, Edison, se sentant en humeur de récréation, savourait paisiblement l'excellente fumée de son havane sans sa refuser à la poésie de l'heure et de la solitude, de cette chère solitude que le propre des sots est de redouter.

Comme un simple mortel, il s'abandonnait même, par délassement, à toutes sortes de réflexions fantaisistes et bizarres.


III

Les Lamentations d'Edison.

                «Toute tristesse n'est qu'un amoindrissement de soi.»
                                                           SPINOSA.

Il se parlait à voix basse:

--Comme j'arrive tard dans l'Humanité! murmurait-il. Que ne suis-je l'un des premiers-nés de notre espèce!... Bon nombre de grandes paroles seraient incrustées, aujourd'hui, ne varietur,--(sic),--textuelles, enfin, sur les feuilles de mon cylindre, puisque son prodigieux perfectionnement permet de recueillir, dès à présent, les ondes sonores à distance!... Et ces paroles y seraient enregistrées avec le ton, le timbre, l'accent du débit et même les vices de prononciation de leurs énonciateurs.

Sans prétendre au cliché galvanoplastique du «Fiat lux!» exclamation proférée, paraît-il, voici tantôt soixante-douze siècles (et qui, d'ailleurs, à titre de précédent immémorial, controuvée ou non, eût échappé à toute phonographie), peut-être m'eût-il été permis,--par exemple, un peu après la mort de Lilith et pendant le veuvage d'Adam,--de saisir et d'empreindre, dissimulé derrière quelque fourré de l'Eden, tout d'abord le sublime soliloque:--«Il n'est pas bon que l'Homme soit seul!»--puis l'Eritis sicut dii! le Croissez et multipliez!... enfin le sombre quolibet d'Elohim: Voici Adam devenu comme l'un de nous:--etc!... Plus tard, une fois le secret de ma plaque vibrante bien répandu, n'eût-il pas été doux à mes successeurs de phonographier, au fort du paganisme, par exemple le fameux: A la plus belle!... le Quos ego!... les Oracles de Dodone,--les Mélopées des Sybilles?... etc. Tous les dires importants de l'Homme et des Dieux, à travers les âges, eussent été gravés ainsi, d'une manière indélébile, en de sonores archives de cuivre: de sorte qu'ultérieurement le doute n'eût jamais été possible sur leur authenticité.

Même parmi les bruits du passé, combien de sons mystérieux ont été perçus par nos prédécesseurs et qui, faute d'un appareil convenable pour les retenir, sont tombés à jamais dans le néant?... Qui pourrait, en effet, de nos jours, se former une notion exacte--par exemple du Son des trompettes de Jéricho?... du Cri du taureau de Phalaris?... du Rire des augures... du Soupir de Memnon à l'aurore?... etc.

Voix mortes, sons perdus, bruits oubliés, vibrations en marche dans l'abîme et désormais trop distantes pour être ressaisies!... Quelle flèche atteindrait de tels oiseaux?

Edison toucha négligemment un bouton de porcelaine, contre le mur, auprès de lui. Un éblouissant jet bleu, parti d'une vieille pile faradique, à dix pas de son fauteuil, et capable de foudroyer une certaine quantité d'éléphants, traversa, de son dissolvant éclair, un bloc de cristal--puis disparut dans le même cent-millième de seconde.

--Oui, continuait en son nonchaloir le grand mécanicien, j'ai bien cette étincelle... qui est au son ce que la levrace vierge est au chélonien: elle pourrait accorder une avance de cinquante siècles et plus, dans les gouffres, aux anciennes vibrations parties de la terre!... mais, sur quel fil, sur quelles traces la dépêcher vers elles?... Comment lui apprendre à les rapatrier, une fois ressaisies? à les rabattre sur le tympan de leur chasseur?... Cette fois le problème semble, au moins, insoluble.

Edison secoua mélancoliquement, du bout de son petit doigt, la cendre de son cigare:--après un silence, il se leva, non sans un sourire, et se mit à faire les cent pas dans le laboratoire.

--Et penser qu'après six mille et quelques années d'une lacune aussi préjudiciable que celle de mon Phonographe, reprit-il, quantité de lazzis, émanés de l'indifférence humaine, ont salué l'apparition de mon premier essai!... «Jouet d'enfant!» grommelait la foule. Certes, je sais que, prise à l'improviste, quelques jeux de mots lui sont d'un soulagement indispensable et lui donnent le temps de se remettre... Cependant, à sa place, en fait de jeux de mots, je me fusse, du moins, efforcé d'en parfaire quelques-uns d'un aloi supérieur à celui des grossiers calembours qu'elle n'a pas rougi de risquer à mon sujet.

Ainsi, j'eusse blâmé, par exemple, le Phonographe, de son impuissance à reproduire, en tant que bruits, le bruit... de la Chute de l'Empire romain... les bruits qui courent... les silences éloquents... et, en fait de voix, de ce qu'il ne peut clicher ni la voix de la conscience?... ni la voix--du sang?... ni tous ces mots merveilleux qu'on prête aux grands hommes... ni le Chant du Cygne... ni les sous-entendus... ni la Voie lactée? non! Ah! je vais trop loin.--Seulement pour satisfaire mes semblables, je sens bien qu'il faut que j'invente un instrument qui répète avant même qu'on ait parlé,--ou qui, si l'expérimentateur lui souffle: «Bonjour, monsieur!» réponde: «Merci, comment vous portez-vous?» Ou qui, s'il arrive qu'un oisif éternue dans l'auditoire, lui crie: «A vos souhaits!» ou: «Dieu vous bénisse!» etc.

Ils sont étonnants, les hommes.

J'accorde que la voix de mes premiers phonographes avait l'air d'être, en effet, celle de la Conscience parlant avec la pratique de Polichinelle; mais l'on pouvait attendre, que diable! avant de se prononcer si lestement, que le Progrès les eût rendus ce qu'aux premières plaques de Nicéphore Niepce ou de Daguerre, sont les épreuves photochromiques ou héliotypiques actuelles.

--Eh bien, puisque la monomanie du doute est inguérissable à notre égard, je tiendrai secret, jusqu'à nouvel ordre, le surprenant, l'absolu perfectionnement que j'ai découvert!...--et qui est là, sous terre!--ajouta Edison en frappant légèrement du pied.--J'écoulerai, de la sorte, pour cinq ou six millions de vieux phonographes--et puisque l'on veut rire... je rirai le dernier.

Il s'arrêta, songea quelques secondes, puis:

--Bah! conclut-il avec un mouvement d'épaules: en résumé, il y a toujours du bon dans la folie humaine.--Laissons là de vaines plaisanteries.

Tout à coup, un chuchotement clair, la voix d'une jeune femme parlant tout bas, murmura près de lui:

--Edison?


deine Stelle wird wiederhergestellt…

der Rest wird geladen…

Als Nächstes lesen

  • NanaÉmile Zola
    Nana ne sait pas vraiment chanter ni jouer, mais quand elle paraît presque nue dans La Blonde Vénus, tout Paris la veut, et des hommes comme le pieux comte Muffat se détruisent à lui courir après. Zola est cru et impitoyable, et le Second Empire pourrit autour d'elle.
  • Notre-Dame de ParisVictor Hugo
    Hugo consacre des chapitres entiers aux pierres de la cathédrale et à une vue à vol d'oiseau du Paris médiéval, autour d'Esmeralda la danseuse, de Quasimodo le sonneur sourd et de Frollo, l'archidiacre tourmenté. C'est lent par moments, et bien plus sombre que le dessin animé.
  • Pierre et JeanGuy de Maupassant
    Deux frères du Havre s'entendent bien jusqu'à ce que le cadet, Jean, hérite d'une fortune d'un vieil ami de la famille, et que Pierre commence à se demander pourquoi elle est allée à Jean seul. Maupassant fait court et serré, et la jalousie et le soupçon finissent par mettre très mal à l'aise.

—

danke fürs Lesen

L'Ève future von comte de Auguste Villiers de L'Isle-Adam. Der Text ist in den USA gemeinfrei, digitalisiert von den Freiwilligen von Project Gutenberg. Wir liefern ihn aus unserer eigenen Kopie aus.

Gesprochen von Isad für LibriVox, ebenfalls gemeinfrei.

tale.fyi