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  1. PRÉLIMINAIRE
  2. iNOCTURNE
  3. iiAU MILIEU DES SPHINX
  4. iiiLA SERRE
  5. ivCHAUD ET FROID
  6. vLE FOU
  7. viNELLY, CHIENNE SAINT-BERNARD
  8. viiAINSI PARLA Mlle BOURDICHET
  9. VIIITÉMÉRITÉ
  10. IXL’EMBÛCHE
  11. xL’OPÉRATION CIRCÉENNE
  12. xiDANS LE PÂTURAGE
  13. xiiLERNE CHANGE DE BATTERIE
  14. CONCLUSIONS À LA DATE DU 30
  15. xiiiEXPÉRIENCES ?… HALLUCINATIONS ?…
  16. xivLA MORT ET LE MASQUE
  17. xvLA BÊTE NOUVELLE
  18. xviL’ENCHANTEUR TRÉPASSE DÉFINITIVEMENT
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Le Docteur Lerne, sous-dieu

Maurice Renard

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— ROMAN —

PARIS

SOCIÉTÉ DV MERCVRE DE FRANCE XXVI, RVE DE CONDÉ, XXVI

MCMVIII

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i. —
ii. —
iii. —
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v. —
vi. —
vii. —
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ix. —
x. —
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xiii. —
xiv. —
xv. —
xvi. —

PRÉLIMINAIRE

Ceci arriva certain soir d’hiver, il y a plus d’un an. C’était après le dernier dîner que j’offris à mes camarades avenue Victor-Hugo, dans ce petit hôtel que j’avais loué tout meublé.

Rien d’autre que mon humeur vagabonde n’ayant motivé ce changement de domicile, on avait dépendu ma crémaillère nomade aussi joyeusement que nous l’avions accrochée naguère à ce même foyer, et, le temps des liqueurs étant venu avec celui des boutades, chacun de nous s’ingéniait à briller, surtout, naturellement, ce grivois de Gilbert, Marlotte, — l’homme aux paradoxes, le Triboulet de la bande, — et Cardaillac, notre mystificateur attitré.

Je ne sais plus très bien comment il se fit qu’au bout d’une heure de fumoir, quelqu’un éteignit l’électricité, exprima l’urgence de faire tourner une table et nous groupa dans l’ombre autour d’un guéridon. Ce quelqu’un — remarquez-le — n’était pas Cardaillac. Mais peut-être Cardaillac l’avait-il pris pour compère, si toutefois Cardaillac fut coupable.

Nous étions donc huit hommes, exactement, huit incrédules contre un petit guéridon de rien du tout, dont l’unique support se divisait en trépied et de qui la tablette ronde ployait sous nos seize mains, réunies selon les rites de l’occultisme.

Ces rites, ce fut Marlotte qui nous les enseigna. Il avait été jadis curieux d’incantations et familier des meubles giratoires, mais en profane, et, comme il était notre bouffon habituel, quand on le vit, d’autorité, s’arroger le gouvernement de la séance, tout le monde se laissa faire de bonne grâce en prévision d’une excellente pitrerie.

Cardaillac se trouvait mon voisin de droite. Je l’entendis étrangler un rire dans sa gorge et tousser.

Cependant la table tourna.

Puis Gilbert l’interrogea, et, à la stupeur manifeste de Marlotte, elle répondit par des craquements secs, analogues à ceux des bois qui travaillent, et correspondant à l’alphabet ésotérique.

Marlotte traduisit d’une voix mal affermie.

Chacun voulut alors questionner le guéridon, qui prouva dans ses répliques une grande sagacité. L’assistance devint grave ; on ne savait plus que penser. Les demandes se pressèrent à nos lèvres et les ripostes dans le pied de la table, un peu plus de mon côté, il me sembla, et vers ma droite.

— Qui habitera cette maison dans un an ? fit, à son tour, celui qui avait proposé la récréation spirite.

— Oh ! si vous l’interviewez sur l’avenir, s’écria Marlotte, vous n’obtiendrez que des bourdes, ou bien elle se taira.

— Laissez donc ! intervint Cardaillac.

On répéta :

— Qui habitera cette maison dans un an ?

La table craqua.

— Personne, dit l’interprète.

— Et dans deux ans ?

— Nicolas Vermont.

Tous entendaient ce nom pour la première fois.

— Que fera-t-il à cette heure, le jour anniversaire de celui-ci ?… Voyons, que fait-il ?… Parlez !

— Il commence… à écrire sur moi… ses aventures.

— Pouvez-vous lire ce qu’il écrit ?

— Oui… et ce qu’il écrira dans la suite, également.

— Dites-le-nous… Le début, rien que le début…

— Fatiguée. Alphabet… trop long. Donnez machine à écrire, inspirerai dactylographe.

Un murmure courut dans l’obscurité. Je me levai et j’allai chercher ma machine à écrire qui fut posée sur le guéridon.

— C’est une Watson, dit la table. N’en veux pas. Suis Française, veux une machine française, veux une Durand.

voltando para onde você parou…

carregando o resto…

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Le Docteur Lerne, sous-dieu, de Maurice Renard. O texto está em domínio público nos EUA, transcrito pelos voluntários do Wikisource; esta é a nossa própria cópia.

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