É assim que a leitura vai ficar.
Un crime étrange
texto de Project Gutenberg · lido por Christiane Jehanne para LibriVox
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I
UN
CRIME ÉTRANGE
OUVRAGE DU MÊME AUTEUR
PUBLIÉ DANS LA BIBLIOTHÈQUE DES ROMANS ÉTRANGERS
PAR LA LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie
La Marque des Quatre, traduit de l’anglais. Un volume broché.
1 fr.
Coulommiers.—Imp. Paul BRODARD.—46-1901.
IV
A. CONAN-DOYLE
UN
CRIME ÉTRANGE
ROMAN ANGLAIS
TRADUIT AVEC L’AUTORISATION DE L’AUTEUR
DEUXIÈME ÉDITION
PARIS
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie
79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79
1901
Tous droits réservés.
PREMIÈRE PARTIE
Rédigée d’après les souvenirs personnels
de John Watson
EX-MÉDECIN-MAJOR DANS L’ARMÉE ANGLAISE
CHAPITRE I
SHERLOCK HOLMES
Ce fut en 1878 que je subis devant l’Université de Londres ma thèse de docteur en médecine. Après avoir complété mes études à Netley—pour me conformer aux prescriptions imposées aux médecins qui veulent faire leur carrière dans l’armée,—je fus définitivement attaché, en qualité d’aide-major, au 5e fusiliers de Northumberland. Ce corps était alors aux Indes, et, avant que j’aie pu le rejoindre, la seconde campagne contre l’Afghanistan était entamée.
En débarquant à Bombay, j’appris que mon régiment avait déjà traversé les défilés de la frontière et se trouvait au cœur même du pays ennemi. Je me joignis à plusieurs officiers dont la situation était analogue à la mienne, et nous parvînmes à atteindre sans encombre la ville de Candahar; j’y retrouvai mon régiment et le jour même j’entrai dans mes nouvelles fonctions.
Des distinctions, des grades, tel fut pour un grand nombre le bilan de la campagne qui s’ouvrait alors; pour moi je n’en recueillis que déboires et malheurs.
Une permutation d’office m’ayant fait passer aux Berkshires, ce fut avec ce corps que je pris part à la fatale bataille de Maiwand; j’y fus blessé à l’épaule par un de ces petits boulets que lancent les tromblons Jezaïl. L’os de la clavicule était brisé, l’artère voisine froissée et j’allais tomber entre les mains des féroces Ghazis quand le dévouement et le courage de mon ordonnance Murray me sauvèrent la vie; il réussit à me jeter en travers d’un cheval de bât et me ramena ainsi sain et sauf dans les lignes anglaises.
Brisé par la souffrance, affaibli par les fatigues et les privations de toutes sortes, je fis partie d’un long convoi de blessés et fus dirigé sur l’hôpital central de Peshawur. Là, mes forces commencèrent bientôt à renaître et j’allais déjà assez bien pour me promener à travers les salles et même pour m’étendre au soleil sous une véranda, lorsque je fus terrassé par la fièvre typhoïde, ce terrible fléau de nos possessions indiennes. Après avoir passé plusieurs mois entre la vie et la mort, j’entrai enfin en convalescence; mais j’étais si amaigri et si faible qu’à la suite d’une consultation les médecins décidèrent de me renvoyer en Angleterre, sans perdre un instant. En conséquence, je pris passage à bord du transport l’Orontes, et un mois plus tard je débarquais à Portsmouth, avec, il est vrai, une santé à tout jamais ruinée, mais muni, en revanche, d’un congé octroyé par notre bon et paternel gouvernement pour me permettre de travailler pendant neuf mois consécutifs à récupérer mes forces disparues.
Sans feu ni lieu, libre comme l’air—ou plutôt aussi libre qu’on peut l’être lorsqu’on possède pour toute fortune 14 fr. 35 de rente par jour,—je n’eus naturellement qu’une idée, celle de gagner Londres, ce vaste réceptacle vers lequel converge, irrésistiblement entraînée par tous les déversoirs de l’Empire Britannique, la foule des gens qui n’ont dans la vie ni emploi fixe, ni but déterminé.
Je plantai d’abord mes pénates dans un petit hôtel du Strand et pendant quelque temps j’y menai une vie aussi désœuvrée que monotone, tout en entamant notablement mes pauvres économies. Bientôt même l’état de mes finances devint si inquiétant qu’il me parut indispensable de choisir entre les deux partis suivants: ou quitter la capitale et chercher à la campagne quelque trou pour y végéter tristement, ou changer totalement mon genre d’existence. Ce fut à cette dernière alternative que je m’arrêtai; pour commencer je résolus de quitter l’hôtel et de m’établir dans un domicile moins brillant comme apparence, mais plus économique.
voltando para onde você parou…
carregando o resto…